Chaque jour, une nouvelle publication de la Parole d'aujourd'hui vous est proposée.

Ces textes vous sont proposés et commentés par Jacques Thibault, membre de l'Institut Séculier Pie X.

Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer. Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas. Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne. Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Car tout homme sera salé au feu. C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d'être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »

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En tant que disciple de Jésus, j’ai 2 grandes responsabilités : la première est de me sanctifier, de faire parfaitement Sa volonté en rejetant tout ce qui n’est pas de Lui. La seconde, tout aussi importante, est d’en entraîner le plus possible à Sa suite. Je dois prendre conscience de tout l’impact du témoignage que je porte : une multitude sera influencée, en mieux ou en pire, par mon attitude... Qu’est-ce que je décide, aujourd’hui,... et pour chaque jour de ma vie ? Jésus utilise une image forte pour montrer l’importance de prendre les moyens nécessaires pour éviter le mauvais chemin. Bien sûr, Il ne souhaite pas qu’on se tranche les membres, c’est une image pour montrer que c’est très important. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il faut s’organiser pour éviter les situations qui nous entraînent dans de mauvais chemins.

Imaginons ce qui arrivera aux gens qu’on a interpellé à suivre le Christ par notre témoignage de vie, si on commet un acte mauvais… quel désastre ! On sera taxé d’opportunisme, de malhonnêteté, d'hypocrisie, et j’en passe. En plus de perdre toute notre crédibilité, on risque d’éteindre le feu qui habite ces gens. Bien sûr, nous sommes humains et nous pouvons tomber, et nous reprendre; cela, les gens qui ont un bout de cheminement peuvent le comprendre, mais ceux qui débutent dans la foi risquent davantage d’être choqués. Ce jugement ne tombe pas non plus seulement sur nous mais souvent sur l’ensemble des chrétiens; je pense que Jésus a utilisé l’image forte d’arracher un membre pour signifier le grand impact de nos mauvais actes et la grande responsabilité qui nous incombe.

Seigneur, éclaire nous pour que nous puissions davantage prendre conscience des ajustements à faire dans nos vies, afin qu’on devienne de meilleurs témoins de Ta présence en nous.

Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n'est pas contre nous est pour nous.

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Ces personnes qui faisaient du bien au nom de Jésus suivaient peut-être discrètement le parcours et les enseignements du Christ. Des foules le suivaient et on parlait beaucoup de Lui dans le pays. Les disciples plus proches de Jésus étaient peut-être bien intentionnés en voulant les empêcher et en voulant éviter des ''écarts de doctrine''. Peut-être aussi qu'ils se croyaient les seuls privilégiés de la grâce parce que dans la garde rapprochée de Jésus. Le Seigneur rectifie bien la situation car on ne peut faire de miracles au nom de Jésus sans être habité de l'Esprit. St-Paul est une preuve flagrante qu'on peut suivre et transmettre les enseignements du Christ sans même l'avoir vu; lui qui persécutait les premiers chrétiens est devenu l’Apôtre par excellence.
De même, nous avons reçu ce cadeau de la foi 2000 ans après son passage. Nous avons eu cette grâce de recevoir ses enseignements, et l'Esprit nous a permis de faire la rencontre personnelle du Christ. Ce même Esprit continue de nous enseigner et nous guider dans notre quotidien. Toutefois, nous devons prendre chaque jour la décision de Le suivre. Cet évangile m'invite à aider mon prochain au nom de Jésus, et aussi à ne pas juger ceux qui n'ont pas le même parcours spirituel que moi. De plus en plus aujourd'hui. avec les églises qui ferment et la laïcisation, il y a d'autres chemins pour se rendre à Dieu. Soyons attentifs aux nouveaux moyens qu'Il prendra pour rejoindre son peuple. Que le Seigneur ouvre nos yeux et notre cœur, pour que nous reconnaissions ces nouveaux chemins qui s'ouvrent et que nous soyons disponibles pour travailler à sa vigne.

En partant de là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »

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En lisant ce texte aujourd'hui, je me dis que l'être humain est en général assez ingrat envers Dieu. En effet, Jésus parle sa mort, et plutôt que de s'inquiéter et de soucier de Lui, ils discutent pour savoir qui est le plus grand parmi eux... pas fort ! Jésus nous donne toute une leçon ici. Par son geste d'accueillir un enfant, il nous fait se demander aux yeux de qui nous voulons paraître grands. Aux yeux des hommes, en ayant du prestige, en étant reconnu ? Ou plutôt aux yeux de Dieu, en faisant sa volonté et en demeurant humble. La différence est énorme: dans le premier cas, c'est notre nombril qui compte. Dans le second, c'est Dieu et les brebis qu'Il nous confie. Le choix parait simple, mais il faut avouer que le courant de pensée de notre belle société nous incite davantage à cultiver notre égo.
Que le Seigneur nous fasse voir les désirs profonds de notre coeur... qu'Il nous donne la grâce de rectifier le tir et nous fasse connaître Sa volonté dans tous les moments de notre journée.

Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »

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Cette question que Jésus pose à Pierre, j’imagine qu’Il me la pose à chaque journée qui débute (dès le déjeuner). C’est certain que si je ne prends pas le temps de m’arrêter et l’écouter, je ne l’entendrai pas... Jésus la pose souvent sa question... peut-être parce que je l’ignore, que je réponds évasivement, ou que je ne prends pas suffisamment conscience de l’impact de ma réponse. En effet, quand on aime, quand on aime vraiment, on se donne pour l’autre, on s’oublie même parfois. On ne compte pas son temps, en est attentif aux besoins de l’autre et on veut son bonheur. Ce n’est certainement pas différent pour Dieu. Sauf que pour Dieu, la façon de témoigner de mon amour, c’est de passer par les autres, c’est de prendre soin de « ses brebis », ceux qui ont besoin de support et d’être guidé. Et ça, ça rejoint beaucoup plus de monde qu’on pense ! À un père de famille à qui on demandait lequel de ses enfants était le plus important, il répondit « celui qui a le plus besoin aujourd’hui ». Ce sont là les brebis que le Seigneur nous confie : tantôt notre conjoint, tantôt un enfant, un collègue de travail, un ami, un étranger... À nous d’être à l’écoute de l’Esprit qui nous éclaire et nous ouvre les yeux... et les bras. Oui, comme Pierre, je dois étendre les mains; pas simplement pour donner mon amour aux gens, mais aussi pour accueillir l’amour de Dieu… et m’abandonner à sa grâce et sa sagesse. Pierre est mort crucifié la tête en bas, probablement parce qu’il se sentait indigne de mourir comme le Christ… son amour pour Lui était grand, il a accepté de devenir pasteur des brebis qui lui était confié (toute l’Église)…

Jésus, donne-moi ta grâce, pour que mon oui soit un peu plus vrai chaque jour et que je puisse devenir un bon berger... Montre-moi !

Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »

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L’unité, voilà un point important dans le témoignage des chrétiens dans le monde ! L’Église a fait des progrès remarquables dans l’œcuménisme, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. Mais l’Église, c’est aussi chacun de nous… qu’est-ce que je fais concrètement pour faire « un » avec le Christ, avec l’Église ? Pour commencer, est-ce que je suis toujours fidèle aux enseignements du Seigneur et de L’Église qui est son messager sur terre ? Est-ce que je juge mon Église ou croit qu’elle est en route et que le pape est là pour nous guider vers l’unité parfaite ? Est-ce que mon témoignage de vie reflète la présence du Christ en moi ?... Pas facile d’être « un » avec le Christ, mais Il a prié le Père pour que ça arrive; et je suis certain que Son Père l’exaucera. J’y crois et je suis prêt à faire mon humble part.

Jésus, je suis bien conscient que je suis parfois davantage un mouton noir qu’une brebis écoutant ta voix, car mes intérêts passent encore trop souvent devant les tiens.... Ouvre donc mon cœur pour que je reconnaisse ta voix et y réponde fidèlement chaque jour.

Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés. Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde. Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.

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Jésus était sur le point de donner sa vie pour nous lorsqu’Il a prononcé ces paroles. Il s’est fait homme pour nous montrer l’Amour du Père et nous montrer comment vivre dans le monde tout en étant unis à Dieu… pas toujours évident. Ce qui me frappe, c’est la façon dont Il parle de ses disciples (et de nous aussi) : ils ne sont pas du monde, mais ils sont dans le monde. C’est vrai qu’on n’est pas du monde des fois ! Mais le vrai sens, c’est qu’on n’adhère pas à tout ce que la société nous propose et surtout, qu'on est déjà sauvé et faisons partie du Royaume (l'autre monde). Jésus nous assure qu’Il veille sur nous lorsqu’Il dit : « Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais ». En restant uns avec Dieu, par la prière et Sa Parole, Il nous éclaire et nous donne le discernement pour faire les bons choix de vie, et ainsi être «consacrés par la vérité ».

Parfois, je me rends compte que je peux être placé dans des situations où l’Esprit de Dieu n’a pas de place. Je fais face au dilemme de me retirer ou rester; l’Esprit peut m’éclairer sur le choix à faire. Il y a des cas où je peux rester et être une petite lumière dans la noirceur, une espérance pour ces gens, un témoin de la présence de Dieu dans le monde. L’approche du « voir, juger, agir » m’aide à observer et écouter pour mieux discerner l’action à poser. Il y aussi les autres situations où c’est préférable de se retirer car il y a trop d’opposition, pas d’ouverture et de respect d’autrui. Malheureusement, je ne fais pas toujours les bons choix; j’imagine que c’est parce que je ne suis pas assez à l’écoute de l’Esprit dans ces moments.

Seigneur, tu nous envoies dans le monde pour être «levain dans la pâte ». Fais que nous soyons davantage conscients de notre rôle de «levain » et que nous soyons plus à Ton écoute pour savoir quand « pétrir ».

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La Lettre à Diognète (vers 190)
§5-6 : PG 2, 1174B-1175C (trad. Orval alt ; cf bréviaire et SC 33 bis) « Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais »

Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes par leur pays, ni par leur langue, ni par l’habillement. Car ils n’habitent pas de villes qui leur soient propres, ils n'emploient pas un dialecte spécial, et leur genre de vie n'a rien de singulier. Leur doctrine n'est pas sortie de l'imagination fantaisiste d'esprits excités ; ils ne prônent pas, comme tant d’autres, une doctrine humaine quelconque.
Ils habitent donc, au gré des circonstances, des cités grecques ou barbares ; ils suivent les usages locaux pour ce qui est des vêtements, de la nourriture, des coutumes. Et cependant, ils témoignent clairement d'une manière de vivre qui sort de l'ordinaire. Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais ils y sont comme des gens de passage. Ils prennent part à tout comme des citoyens, mais ils supportent tout comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie une terre étrangère… Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais leur cité est dans les cieux (He 11,16). Ils obéissent aux lois établies, mais leur façon de vivre va bien au-delà de la loi.
Ils aiment tous les hommes, et pourtant tous les persécutent. Ils sont méconnus, condamnés, tués ; et c’est ainsi qu'ils viennent à la vraie vie. Pauvres, ils enrichissent un grand nombre ; manquant de tout, ils surabondent en toutes choses… Insultés, ils bénissent ; outragés, ils honorent les autres… Pour tout dire : ce que l'âme est dans le corps, voilà ce que les chrétiens sont dans le monde.

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