Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé. On mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir. Ce sera aussi comme dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu et de soufre qui les a tous fait mourir ; il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera. Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et qui aura ses affaires dans sa maison, qu'il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu'il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l'une sera prise, l'autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l'une sera prise, l'autre laissée. » Les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. »
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Ce que je retiens en lisant cet Évangile, c’est que le Seigneur n’est pas un Dieu de peur et qu’il veut simplement m’interpeller à changer des choses. Il me connaît très bien et sait que je me prends souvent à la dernière minute en pensant avoir assez de temps. Il sait que je dois être interpellé de temps en temps pour bouger et mieux gérer mes priorités. Pour preuve, si je connaissais d’avance le jour de ma mort, je me questionnerais sur l’usage de mon temps, je laisserais tomber volontiers beaucoup de choses et me consacrerais davantage à ceux que j’aime, à témoigner de l’action de Dieu dans ma vie, à tenter de transformer le monde pour du mieux. Mais pourquoi faudrait-il connaître le jour du grand passage avant de changer en profondeur ? Car en fait, ce n’est pas tant de mort qu’il s’agit dans ce texte mais du passage vers une autre vie... éternelle. Ceci est encore plus important ! Et ça change toute la perspective.
Si je mène une bonne vie sur terre en vue de mériter mon ciel, ça veut dire que je perçois Dieu comme un juge ; je fonctionne donc un peu par la peur. Si je vois plutôt ma vie comme une étape de transformation du cœur, de préparation à la grande rencontre, je perçois davantage Dieu comme un être d’amour inconditionnel. Et c’est justement ce que Jésus s’est tué à nous dire ! En prime, c’est certain que de vivre selon cette deuxième approche implique forcément une vie terrestre plus épanouie, remplie d’amour et de don de soi. Qu’est-ce que je choisis... « Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l'une sera prise, l'autre laissée » Je choisis que mon âme soit prise dans les bras du Père et qu’Il m’accueille dans toute sa joie.






